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Un joli petit Q

Un titre un peu racoleur, je le concède.
Aujourd’hui, je vais vous parler de ce petit boitier Pentax. Annoncé cet été et sorti dans la foulée, ce Pentax Q a fait beaucoup moins de bruit que les autres Compact à Objectifs Interchangeables (COI) ; et pourtant, au dernier Salon de la Photo, c’est lui qui m’a le plus séduit et de loin.
Sur le marché des COI, toutes les grandes marques d’appareils photo sont présentes, à l’exception notable de Canon. Faisons un bref tour d’horizon de ce que propose ce petit monde :
– chez Olympus, c’est la série des PEN qui a inauguré ce marché. On trouve aujourd’hui l’E-P3, boitier expert, l’E-PL3 et l’E-PM1. Tous sont au format micro 4:3, ce qui signifie que le facteur de grossissement est de x2.
– chez Panasonic, il y a le GF3, le G3 et son viseur, et l’expert GX1. Pana a également opté pour le micro 4:3.
– chez Samsung, premier constructeur à avoir proposé un capteur APS-C, on trouve le NX200 et le NX11.
– chez Sony, la série NEX se vend comme des petits pains : NEX-C3, NEX-5N et depuis peu, l’expert NEX-7, tous à capteur APS-C également.
– chez Nikon, on a tout misé sur deux produits : le V1 avec son viseur et le J1. Le choix semble étonnant car le constructeur a mis beaucoup de temps à entrer dans ce marché et il l’a fait avec des COI à tout petit capteur…
– Fuji va bientôt entrer dans la danse avec son très attendu et expert X-Pro1.
– enfin, chez Pentax, il n’y a qu’une seule référence, le Pentax Q.

Presque toutes les marques ont donc leurs COI : plus ou moins gros, plus ou moins cher, avec ou sans viseur et avec des capteurs de tailles différentes.
Un des arguments marketing pour vendre ces COI est l’obtention d’images de qualité « reflex » dans des appareils aussi petits que des compacts. L’intérêt de ces COI réside donc bien là : faire un saut qualitatif tout en miniaturisant l’objet. Ce saut, c’est essentiellement la grande taille du capteur qui le permet. Et si Olympus, Panasonic, Samsung et Sony proposent des COI à grand capteur, ce n’est pas le cas de Nikon et Pentax.

Pour autant, le Pentax ne perd pas tout intérêt, loin de là. Pour déceler ses atouts, il faut comprendre que le marché des hybrides est lui même segmenté. Entre les néophytes qui entrent dans le monde de la photo et qui iront plus naturellement vers les Nikon grâce à leur campagne de pub, les experts qui sont déjà équipés de reflex et qui recherchent un petit « bloc note » qualitatif, ceux qui zieutent du côté du look rétro du Fuji, ou encore ceux qui ne regardent que le prix, il y a de la place pour ce Pentax Q.

Plus précisément, Pentax semble être le seul à avoir compris le phénomène de l’iphonographie : l’iphone est en effet l’appareil photo le plus utilisé sur la plateforme d’image de yahoo, FlickR. Il y a un véritable phénomène de société sur la photo instantanée. La photo est devenue un mode de consommation comme un autre. Lorsqu’on shoote, on veut partager tout de suite avec tout le monde ; c’est ce qui explique le succès d’applications comme Instagram. La possibilité d’appliquer un rendu rétro est également très appréciée par les utilisateurs.
C’est donc dans cette démarche que s’inscrit, à mes yeux, le Pentax Q. Il s’agit là, avant tout, d’un boitier ludique. Il a certes un capteur qui limite la créativité par rapport aux autres COI mais son potentiel créatif est largement compensé par une foultitude de détails. Ce boitier, au look très toy, propose en effet une quantité de filtres assez impressionnante. Et leur utilisation est infiniment plus simple que sur d’autres boitiers. Pentax a mis un point d’honneur à viser cette clientèle en ajoutant une molette de réglages dédiée à ces filtres. On notera également le flash pop-up qui reste dans cet esprit « jouet ».
Ce boitier fait en effet très « jouet », que ce soit par sa taille (le plus petit parmi ses concurrents), sa finition (voir le flash), ses fonctionnalités ou encore ses optiques, résolument tournées vers l’aspect ludique de la photo avec notamment le fish-eye, le toy-lens et le futur pinhole.

Pour autant, ce boitier est très bien pensé au niveau des accès directs. Contrairement à Sony qui a opté pour des accès via les menus (sauf pour le NEX-7), Pentax a laissé toutes les commandes principales sur le boitier via des touches dédiées : la molette PSAM, une molette arrière, ISO, Balance des blancs, flash, correction d’exposition, touche configurable, retardateur… L’ergonomie a tout d’un boitier expert, assurément.

J’ai donc enfin trouver le boitier que je cherche depuis des années : un tout petit appareil qui rentre dans une poche, et cela peu importe l’objectif monté dessus, et qui est à la fois qualitatif et ludique ; le boitier que je peux donc emporter avec moi partout sans m’encombrer de mon gros reflex ; le boitier qui, en définitive, ne me fait pas/plus utiliser mon téléphone comme appareil photo.
Il manque néanmoins, selon moi, une fonction à ce Pentax Q pour finaliser entièrement le concept : un accès internet pour partager ses photos immédiatement. Benoît Marchal en parlait justement il n’y a pas si longtemps.

L’article commençant à être long, je reviendrais sur ses atouts plus en profondeur dans d’autres articles.

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