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Devenir photographe : préambule…

Bonjour tout le monde !

Je commence aujourd’hui une série d’articles au sujet du métier de photographe indépendant : quel chemin doit prendre l’amateur de photo afin de devenir photographe professionnel ?
Entre la paperasse administrative et les choix de statuts qui peuvent sembler obscurs pour l’amateur, le pas à franchir pour faire de la photo son métier n’est pas évident.
Mais avant cela, il est important de mettre en garde tous ces photographes en herbe. Réaliser de belles photos, avoir un don et un talent reconnus par son entourage, c’est une chose ; vouloir gagner sa vie grâce à ses photos en est une autre…
Loin de moi l’idée de vouloir vous décourager, vous, talentueux photographes amateurs, mais si vous ne vous posez pas les questions qui vont suivre, vous irez droit dans le mur.

Tout d’abord, à moins d’être pistonné et d’avoir un carnet de commande rempli avant même de faire les démarches administratives, si vous possédez déjà un travail, gardez le. Ceci est une règle d’or.

Ensuite, il faut bien faire le distingo entre le simple amateur et le photographe professionnel : la seule différence est que le second vend ses photos. Il n’y a donc aucune histoire de talent qui entre en jeu. Pourquoi j’insiste sur ce distingo ? Tout simplement parce que celui-ci a pour conséquence un élément essentiel : pour vendre vos photos, il faudra répondre à des demandes/commandes. On passe donc d’une démarche « photo plaisir », celle de l’amateur, dans laquelle le photographe est libre de faire ce qu’il veut, à une démarche « boulot », celle du professionnel, dans laquelle le photographe doit se plier à des exigences. Vous saisissez la différence ? D’un côté, on fait ce qu’on veut, quand on veut, où on veut, et avec qui on veut… et de l’autre… on répond à une commande et à son cahier des charges.
Oubliez donc l’idée de pouvoir vivre de la vente de vos tirages d’art. La vie d’artiste n’est pas impossible mais il y a très peu d’élus, sans compter que le milieu des galeristes (eh oui, pour vendre ses oeuvres d’art, encore faut-il trouver des galeries qui veulent bien vous exposer) est particulier.
D’ailleurs, pour en revenir au « talent », il n’est pas rare de trouver que le travail d’un pro est minable en comparaison des copains amateurs qu’on connait. Et ce constat est logique : l’amateur photographie par passion et comme toute passion qui se respecte, il y passe beaucoup de temps. Or, le pro, lui, le temps, il n’en a pas ; il doit bien souvent répondre à un souci de rentabilité. Attention, je ne suis pas en train de dire que le pro ne pond que des bouses (heureusement pour moi !) alors que l’amateur ne sort que des chefs d’oeuvres, mais simplement qu’il ne faut pas s’étonner de ne pas tomber sur le cul en voyant les images de pas mal de photographes professionnels.
Tout ça pour dire qu’en devenant professionnel, il faut accepter l’idée qu’on ne prendra pas du plaisir à chaque commande. Il y aura nécessairement des commandes dites « alimentaires ».

Enfin, the last but not least, il faut prendre conscience qu’un photographe professionnel est également, bien souvent, commercial, comptable, webmaster, éditeur et rédacteur (j’en oublie !) ; eh oui, il est un chef d’entreprise et ça, c’est suant, surtout lorsqu’on ne connait rien à ces autres domaines. Celui qui a du talent, un oeil, qui aime simplement shooter et développer et qui veut se lancer dans le monde professionnel la fleur au fusil, sans réaliser qu’il va devoir toucher à tous ces autres « métiers », va se planter magistralement.

Pour grossir le trait, je dirais même qu’avoir du talent est anecdotique : celui qui n’en a que très peu mais qui excelle en com’ développera bien mieux son activité que celui qui en a mais qui ne touche pas une bille en com’…

Bref, si vous avez conscience de tout ce qui précède, et que vous allez galérer au début, alors vous êtes mûrs pour suivre les futurs articles sur les tortueux choix des statuts. Alors, kikiveu se lancer pro ?

2 commentaires

  1. Il est ou le bouton « j’aime » ? ;-)
    Plus sérieusement, ça a le mérite de remettre les pendules à l’heure. Je me suis toujours interdit de faire de mes passions un fardeau nécessaire à remplir mon frigo. Pour le coup, je me suis raté. Mais je me soigne ! :-)
    Vivement la suite !

    • p_lombaert

      Merci Math’.

      Après réflexions, je décide de boycotter le bouton « like » qui présente quelques inconvénients. Par contre, je mets en place le bouton « share » que tu peux dors et déjà voir dans les articles. ;)

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  1. By Devenir photographe : les statuts | Sonolta 30 sept ’12 at 13 h 33 min

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